Romans : Campagne d’effarouchage des corbeaux freux


La Ville de Romans-sur-Isère a choisi, cette année encore, la voie écologique pour lutter contre les nuisances occasionnées par les corbeaux freux, en faisant appel à un fauconnier professionnel et à ses buses de Harris, afin d’en limiter la population en zone urbaine.

Chaque année, la Ville reçoit de nombreuses plaintes relatives aux nuisances occasionnées par les corbeaux freux qui, les beaux jours venus, viennent nicher dans les platanes : croassements intempestifs, fiente qui vient s’accumuler au pied des arbres, maculant indifféremment voitures, bancs, trottoirs et terrasses, sans oublier les chutes de branchages. Une véritable calamité en matière de tranquillité et de salubrité publiques mais aussi d’image de la ville.

Une méthode écologique

Cependant, à une intervention radicale, la Ville de Romans-sur-Isère, a préféré une méthode plus écologique, à savoir l’effarouchement des corbeaux par des buses de Harris. Depuis 2017, elle fait ainsi appel à une société spécialisée en la matière. Il s’agit, cette année, de la société de Kilian Martel. En charge également du décrochage des nids, il se fait accompagner par un grimpeur élagueur.

Les buses de Harris sont des rapaces adaptés au milieu urbain. Lorsque les corbeaux voient les prédateurs dans leur nid, ils n’ont plus envie d’y revenir. Et s’ils insistent, les buses les prennent en chasse…  « Il ne s’agit pas d’un dressage mais de ce que l’on appelle un affaitage, autrement dit d’une socialisation à l’homme. On gagne leur confiance et on déclenche l’instinct de prédation par la main de l’homme, précise le fauconnier. Les rapaces sont pesés chaque jour pour maintenir leur masse graisseuse et ainsi conserver à la fois leur instinct de prédation et leur envie de revenir auprès de l’homme. » 

Des interventions ciblées

Les interventions, pour être efficaces, doivent être régulières et répétées. Elles vont se dérouler tout au long du mois de mars, dans des endroits stratégiques, en centre-ville, à proximité des habitations ainsi que des terrasses de café et de restaurant (même si elles ne sont pas pour l’heure en activité). Cette année, les zones concernées sont les places Ernest-Gailly, Charles-de-Gaulle, Jules-Nadi et Pavigne, le cours Pierre-Didier, le parking Gaillard, la côte des Masses, le quai Chopin, l’avenue Gambetta ou encore l’avenue Adolphe-Figuet.